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Dossier logement

Logement : construction, loyers, mal-logement

Ce que mesurent les statistiques officielles sur la construction, les prix, le logement social, les passoires thermiques et la vacance.

Les chiffres

Logements autorisés sur douze mois
370 172
de septembre 2025 à août 2026 (353 227 sur les douze mois précédents), soit 9,5 % de moins que la moyenne des cinq périodes de douze mois précédentes ; totaux calculés sur le fichier mensuel du SDES
Mises en chantier en 2026
+ 21,2 %
moyenne mensuelle (données corrigées des variations saisonnières) des huit premiers mois de 2026 comparée à celle de l'année 2025 (25 868 contre 21 344) ; 27 663 logements en août
Demandes de logement social actives
≈ 4,1 millions
de demandes actives au moins un jour en 2025 selon l'ANCOLS, dont environ 2,87 millions encore en attente au 1er janvier 2026 ; 394 000 attributions en 2025 (+ 2,6 %), taux d'attribution de 9,5 % (environ 5,0 % en zone A bis)
Taux d'effort net pour le logement
16,8 %
du revenu pour la résidence principale début 2024, contre 18,3 % en 2014 ; 32,1 % pour le quart des ménages les plus modestes
Prix des logements anciens
− 0,8 %
sur un an au 2e trimestre 2026 (− 1,0 % sur le trimestre, après − 0,2 % au 1er trimestre) ; prix des logements neufs quasi stables
Indice de référence des loyers
+ 1,15 %
sur un an au 2e trimestre 2026, après + 0,78 % au trimestre précédent : plafond de la révision d'un loyer en cours de bail
Passoires thermiques (étiquettes F et G)
≈ 3,9 millions
de résidences principales au 1er janvier 2025, soit 12,7 % du parc ; environ 3,2 millions (10,4 %) avec le nouveau calcul du DPE pour l'électricité
Logements vacants
2,9 millions
au 1er janvier 2026, soit 7,6 % du parc de 38,6 millions de logements, contre 8,1 % en 2019

Comment lire ces chiffres

Autorisés, commencés : deux courbes différentes

Un permis de construire n'est pas un chantier ouvert. Les mises en chantier remontent en 2026 par rapport à 2025, alors que les autorisations sur douze mois restent sous leur moyenne des cinq années précédentes. Il faut préciser s'il s'agit de l'une ou de l'autre, et la période de comparaison (le mois, l'année 2025 ou une moyenne de cinq ans).

Le poids du logement dépend de la mesure

Le taux d'effort (16,8 %) ne porte que sur la résidence principale, après aides au logement. La part du logement dans la consommation des ménages ou dans le PIB, calculée en comptabilité nationale, inclut aussi l'énergie, l'entretien et l'investissement et donne des pourcentages plus élevés. Ces chiffres ne se comparent pas entre eux, et la moyenne cache l'écart entre ménages modestes et aisés.

Demandes de logement social : des demandes, pas des familles

Le chiffre de demandes actives inclut les ménages déjà logés dans le parc social qui demandent à muter. La Cour des comptes a elle-même relevé que ce total est difficile à interpréter. Les chiffres cités dans le débat (2,8 ou 2,9 millions de demandeurs, 4,1 millions de demandes actives) ne comptent pas la même chose.

Passoires thermiques : le chiffre dépend du calcul du DPE

La réforme du calcul du diagnostic de performance énergétique pour le chauffage électrique a fait sortir environ 700 000 résidences principales des étiquettes F et G, sans travaux. Une baisse du nombre de passoires peut donc venir d'une rénovation ou d'un changement de méthode. De même, la vacance de 7,6 % mêle des logements en transition (vente, location) et des logements durablement inoccupés.

Ce qui manque encore

  • Les chiffres de construction ont été calculés à partir du fichier mensuel du SDES (API ouverte, données estimées à fin août 2026) car les pages du SDES étaient en maintenance le 22/10/2026 ; ils peuvent différer légèrement de la publication éditoriale. Le chiffre des passoires thermiques n'a pas pu être contrôlé à la source.
  • Taux d'effort, prix, IRL et vacance : pages de l'INSEE lues le 22/10/2026. Le détail par type de bien (appartements, maisons) n'est pas repris.
  • Pas de chiffre officiel des passoires thermiques au 1er janvier 2026 : le dernier recensement disponible porte sur le 1er janvier 2025.
  • La part du logement dans la consommation des ménages (autour de 27 % en 2023 selon l'INSEE) et le compte du logement du SDES ne sont pas repris faute de lecture directe de la source.
  • Les chiffres de la Fondation pour le logement (4,2 millions de personnes mal logées, 350 000 sans domicile) et du ministère du Logement ne sont pas intégrés : le rapport n'a pas été lu. Le rapport de la Cour des comptes sur le logement social est cité sans chiffre.
  • Évolution des loyers réellement payés (hors IRL) et du nombre de logements sociaux construits : sources à ajouter.