Insécurité : ce que disent les statistiques officielles
Les chiffres 2025 du service statistique ministériel de la sécurité intérieure, et la façon de les lire.
Les chiffres
Comment lire ces chiffres
Enregistré n'est pas commis
Ces chiffres comptent les faits enregistrés par la police et la gendarmerie. Une hausse peut refléter plus de faits, mais aussi plus de plaintes. La part des violences sexuelles enregistrées plus de cinq ans après les faits est passée de 9 % en 2016 à 17 % en 2025 : une partie de la hausse vient de la libération de la parole.
Deux mesures complémentaires
L'enquête annuelle « Cadre de vie et sécurité » interroge un échantillon de la population sur ce qu'elle a subi, plainte ou non. Les deux sources doivent être lues ensemble avant de conclure à une hausse ou une baisse réelle.
Des évolutions contrastées
Les atteintes aux personnes augmentent quand plusieurs atteintes aux biens baissent. Une affirmation sur « l'insécurité » en général est donc presque toujours trompeuse : il faut préciser l'indicateur et la période.
Ce qui manque encore
- Pas de comparaison des effectifs de police et de gendarmerie dans cette version : source à ajouter.
- Les évolutions sur dix ans ne sont pas encore intégrées.